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L’incarnat de la peinture chez Marc Angeli se déploie dans l’intime rencontre de la “matière couleur”, mêlant par périodes aux pigments, pollen, miel, vin, cire d’abeille, colle de peaux de lapin ou huile d’olive. Chaque monochrome possède son histoire, dont le récit débute déjà par le choix du support, le bois. Trouvés “au hasard”, bois clair, fût de chêne, ou azobé, les bois détermineront par leur teinte et densité le choix de l’habit de couleur. Le regard plonge littéralement dans la couleur, où l’on entre comme dans un lieu. La peinture travaille physiquement et lorsque le regard se détourne, l’impression d’avoir effleuré l’immensité demeure.
Cécilia Bezzan
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"J'ai commencé ces 9 séries de 9 planètes quand je suis parti vivre au Mexique, en 1996. Je voulais faire un travail parallèle à la musique du compositeur britannique Holst,The Planets […] Cette inspiration m'amène dans un travail obsessionnel, une réflexion sur le Temps, une préparation à la méditation. Je suis athée, mais dans toutes les religions, il y a des espaces de repos où l'on peut aller chercher des images mentales très profondes. Les séries Planets reflètent cela." James Brown
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Tant dans leurs rapports internes qu’externes, les tableaux de Mil Ceulemans font tous appel au même éventail de techniques de peinture élémentaires (distribution de l’espace, traitement des couleurs, touche, texture, figuration élémentaire etc.), que le peintre met constamment, et quasi en même temps, en contact, en contexte ou en opposition, réussissant à établir le dialogue, à susciter le débat ou à provoquer un combat entre elles. Toutefois, ces tensions sous-jacentes (rhizomatiques) au niveau des techniques reposent toujours sur l’émotion, profondément enracinée, du peintre, une sorte de désespoir chaotique avant « d’attaquer » la (prochaine) toile.
Pendant la genèse de ses tableaux, Ceulemans semble donc toujours vouloir provoquer le conflit lui-même et tenter, dans un deuxième temps, de le résoudre par une espèce de raisonnement artistique …
Thibaut Verhoeven
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Marqué par des cultures différentes, Sen Chung crée un univers poétique et lyrique. Il mélange les sujets quotidiens et mythiques sans distinction, ce qui démultiplie les possibilités imaginaires. Sa technique traverse la frontière qui sépare les surfaces transparentes proches de l'aquarelle, des textures typiques de la peinture à l'huile.
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Descendre à l’intérieur des formes irruptives, voyager au cœur du chromatisme, c’est générer un espace pictural qui invente ses propres coordonnées. L’ébranlement physique induit par les toiles de Bernard Gilbert provient d’une mise en crise du visible qui en révèle des dimensions inédites.
Véronique Bergen |
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Cette oeuvre en son entier est un être vivant qui appelle au partage de ce qu'il livre progressivement dans les tressaillements à la fois décidés et hésitants : les sculptures d'une part, les dessins de l'autre, des désirs et des souffrances, des souvenirs et des projections qui l'habitent. [...] Chacun pourra lire aisément qu'il s'agit du monde de l'enfance, du lien charnel, de la présence et de l'absence, de la vie et de la mort, de cet univers ou de ce vide dans lequel chacun plonge à sa manière, cherchant là une bouée, là un refuge, là le courage de dire par la voie plasticienne ce que les mots ne peuvent transmettre. Cette oeuvre-là est essence et essentielle en ce qu'elle est le mental et la chair humaine. Rare. Très rare. Et d'une beauté bouleversante. Claude Lorent La Libre Culture, 21/12/2005
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"(…) Bien que les travaux de ces deux plasticiens puissent être correctement perçus comme des possibilités parmi d'autres de la peinture actuelle, leur collaboration leur ouvre de nouveaux espaces exploratoires : design, signalétique urbaine, stylisme, communication, etc. Ces pistes dépassent la mesure de la toile peinte et outrepassent les limites du lieu de présentation que sont les murs. C'est, potentiellement, comme à l'occasion de certaines interventions précédentes des deux artistes, la totalité de l'espace social qui peut devenir le théâtre d'une intervention artistique. Non pour répéter un art d'attitude qui aurait la vie comme source, mais pour intervenir en tout lieu, en tout instant et sous toute forme. S'il est un avatar du Pop Art à rechercher, durant les décennies passées et à venir, c'est dans ce type de foisonnement créatif, qui étend jusqu'à l'explosion la notion d'objet artistique, qu'il est à trouver."
Pierre - Olivier Rollin
in "InstinctWaay : identités en mutation", L'Art même # 12, 3e trimestre 2001 |
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"Mes projets me viennent par nécessité; je regarde le monde. D'une part, il y a l'histoire qui s'écrit et de l'autre, il y a l'art. Les artistes sont le reflet de la société. Nous vivons dans une société de plus en plus complexe, souvent basée sur le mensonge ou sur la non-vérité. Nous sommes piégés dans une sorte de guet-apens." Marie-Jo Lafontaine
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"Je me retrouve beaucoup plus dans les forces spirituelles du mégalithe, dans tous ces termes de non-beauté, de brutalité, de naïveté, d’extrémisme, et d’incontournable, que dans les raffinements de la dialectique grecque ou chrétienne. (…) Ce qui m’intéresse, c’est la confrontation entre l’appartenance à la terre et l’effort pour s’élever. Toute ma peinture se résume à cela : l’aller-retour permanent entre le haut et le bas, qui est l’une des définitions du sacré donnée par Bataille. Il est aussi possible de trouver dans la boue une dimension spirituelle, et, par ce biais, une accession au sacré. Ma problématique en peinture est ce grand tout et ce petit rien, cet extrémisme et cette naïveté. (…)" Loïc Le Groumellec
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The most impressive portraits I ever saw were landscapes and I somehow feel that the excellence of a landscape is to be found in a still life. Yet I haven’t experienced a great still life that wasn’t a portrait. Actually it doesn’t matter who is driving. You don’t have to sit behind the wheel yourself to be under the spell of the spicy mechanical delight of gearing.
Pieter Laurens Mol |
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"Ma démarche est d'abord musicale. Ensuite musicale et plastique, car je me suis rendu compte qu'en introduisant le corps par rapport au son, le son par rapport à l'espace dans lequel il est distribué, je pouvais élargir le territoire sonore." Baudouin Oosterlynck
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Mes sculptures et objets examinent l'utopie d'un monde malléable, une réflexion sur le paysage comme une métaphore de la condition humaine. Le paysage est présenté comme une surface pour la projection des désirs et des clichés ; celle-ci est effilochée, découpée et puis recollée dans un décor renouvelé qui brouille les limites entre intérieur et extérieur. Cette condition implique une constante poussée, une contorsion de la forme et du mouvement. En combinant formes et matériaux quotidiens reconnaissables avec mes propres constructions, un langage formel nouveau et unique est créé.
Sculptures et installations fonctionnent comme des néologismes: elles sont greffées sur des situations que nous connaissons, mais elles coexistent et créent une réalité sculpturale parallèle. Tinka Pittoors |
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Avec une fidélité distanciée, le travail pictural de Bernard Tullen s'inspire des images de la presse, celles que nous partageons, qui nous sont communes et forment nos représentations du monde. Le geste de peindre met en évidence la construction de l'image qui se forme peu à peu tout en recherchant le point fragile où elle se situe, à la limite de la lisibilité.
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